Prescription

SIGNALETIQUE & ACCESSIBILITE

 


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1 - La signalétique dans le cadre Loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

 

Le but de la loi est de donner l’accès aux Etablissements Recevant du Public à tous conformément au principe de « non discrimination »
La loi est innovante en ce sens qu’elle garantit l’accessibilité pour tous quelque soit leurs caractères physiques et ceci au-delà de la condition d’handicapé. En effet chacun peut un jour où l’autre se trouver en état de handicap ne serait-ce que parce que l’ensemble de la population est concerné par le vieillissement.
La loi est ambitieuse car elle garantit l’accessibilité, ou du moins légalité d’accès quel que soit le type de handicap, qu’il soit sensoriel ou mental.

 

Cette loi est un vrai défi non seulement pour les designers et spécialistes de la signalétique mais aussi pour tous les maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre pour leurs constructions neuves et pour les bâtiments existants.
Elle s’impose à tous les constructeurs de bâtiments neuf dès maintenant.
Elle s’applique également à tous les ERP anciens dont les propriétaires sont tenus de faire réaliser un diagnostic avant le 1er janvier 2011 et de faire réaliser les travaux avant le 1er janvier 2015

 

Ce que dit la loi « Accessibilité » :
Est considéré comme accessible pour les personnes handicapées tout bâtiment ou aménagement lié à un bâtiment permettant à un habitant ou à un visiteur handicapé, avec la plus grande autonomie possible de circuler, d’accéder aux locaux ou équipements, d’utiliser les équipements, de se repérer et de communiquer.
Les conditions d’accès des personnes handicapées doivent être les mêmes que celles des autres publics ou, à défaut, présenter une qualité d’usage équivalente.

 

Ceci ne saurait concerner uniquement la signalétique mais l’ensemble des équipements qui permettent l’accessibilité, la communication et l’information sur les lieux publics. Une bonne réponse aux prescriptions de la loi sera donc le fruit de l’investissement de spécialistes pluridisciplinaires mettant tous leurs compétence et leur spécialité au service du projet commun d’ »accessibilité et de citoyenneté. »

 

Pour ce qui concerne plus particulièrement la signalétique, la loi précise dans l’Arrêté du 1er août 2006, Annexe 3  ”Information et Signalisation” :

 

• Lorsque des informations permanentes sont fournies aux visiteurs par le moyen d'une signalisation visuelle ou sonore, celles-ci doivent pouvoir être reçues et interprétées par un visiteur handicapé.
• Les éléments d'information et de signalisation doivent être visibles et lisibles par tous les usagers. En outre, les éléments de signalisation doivent être compréhensibles notamment par les personnes atteintes de déficience mentale.


 

2 - Ceci concerne les points clé classiques de tout système signalétique à savoir les notions de Visibilité, de Lisibilité et de Compréhension :
Visibilité
Les informations doivent être regroupées.

Les supports d'information doivent répondre aux exigences suivantes :

1 - être contrastés par rapport à leur environnement immédiat ;
2 - permettre une vision et une lecture en position " debout " comme en position " assis ";
3 - être choisis, positionnés et orientés de façon à éviter tout effet d'éblouissement, de reflet ou de contre-jour dû à l'éclairage naturel ou artificiel ;
4 - s'ils sont situés à une hauteur inférieure à 2,20 m, permettre à une personne malvoyante de s'approcher à moins de 1 m.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisibilité

Les informations données sur ces supports doivent répondre aux exigences suivantes:

 

1 - être fortement contrastées par rapport au fond du support ;
2 - la hauteur des caractères d'écriture doit être proportionnée aux circonstances : elle dépend notamment de l'importance de l'information délivrée, des dimensions du local et de la distance de lecture de référence fixée par le maître d'ouvrage en fonction de ces éléments.

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque les informations ne peuvent être fournies aux usagers sur un autre support, la hauteur des caractères d'écriture ne peut en aucun cas être inférieure à :

 

 

1 - 15 mm pour les éléments de signalisation et d'information relatifs à l'orientation;
2 - 4,5 mm sinon.

 

 

 

 

 

Compréhension

 

La signalisation doit recourir autant que possible à des icônes ou à des pictogrammes.
Lorsqu'ils existent, le recours aux pictogrammes normalisés s'impose.

En l’absence de normes validées, la loi définit un cadre qui laisse donc un certain champ à l’expertise des concepteurs et spécialistes de la signalétique 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 - Positionnement, choix des caractères...
1 Positionnement et dimensions de la signalétique

 

Certaines règles de bonnes pratique préconisent une hauteur de 30 mm (sur les capitales) pour obtenir une lisibilité satisfaisante à une distance de 1 m. Assurez vous que l’usager quel que soit son handicap pourra s’approcher à cette distance de l’information.
Les panneaux devront être placés à une hauteur adaptée aux utilisateurs circulant en fauteuil roulant  (1m30).
Les caractères Braille doivent être placés à hauteur de « tâtonnement » (1m10) ; la pertinence de l’information en Braille devra faire l’objet d’une étude spécifique.

2 Choix des caractères

 

Comme dans la signalétique bien pensée qui s’adresse aux utilisateurs valides la typographie à privilégier est du type « sans sérifs » (vulgairement : à bâtons). Au-delà de sa dimension évoquée ci dessus, chercher à obtenir une « valeur de gris la plus contrastées possible et travailler de préférence en bas de casse (minuscules) sauf pour les initiales bien entendu ; leurs formes montantes et descendantes favorisent leur lisibilité…


3 Choix des couleurs et des contrastes

 

Il s’agit là de la notion de visibilité ; la loi impose des contrastes maximum. Regardez autour de vous, le contraste maximum est noir sur jaune ou noir sur blanc. D’autres couleurs sont admissibles mais veiller au respect du principe de contraste entre le panneau et son support et entre les lettres et la panneau. Un panneau noir devrait être au moins deux fois plus grand qu’un panneau jaune…

4 Choix des pictogrammes et repères visuels

 

Une récente réalisation des architectes Alluin & Mauduit, la maison de retraite Emile Gérard à Livry-Gargan, est un exemple typique d’utilisation d’un système de repérage visuel à base d’images destinées à favoriser la mémorisation des lieux.

 
4 - Une intervention dirigée vers tous les types de handicaps

Cette expertise sera mise en oeuvre de façon différenciée mais globale à l’adresse des personnes handicapées moteur, des non voyants et malvoyants, des sourds / muets ou des handicapées mentaux ou plus spécialement des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer.


Pictogrammes création Jean Rouaze

 

Le public handicapé moteur
 
Celui-ci n’est concerné  par la signalétique que dans la mesure ou celle ci contribuera à lui indiquer les cheminements spécifiquement conçus pour la circulation des fauteuils roulants. Cependant, comme le précise la loi, il faudra veiller à ce que toute signalisation puisse toujours être approchée à moins d’un mètre.
 
Le public « mal voyant »
 
Les prescriptions classiques d’une bonne solution signalétique s’appliquent dans le cadre de la loi avec bien plus d’acuité en ce sens qu’elle doit se destiner aux déficients visuels ; mais comment mesurer le niveau de déficience du public concerné ? Et comment juger de l’efficacité de la solution proposée ?  Le bon sens et l’expérience du concepteur seront donc déterminants.
 
Le public ”non-voyant”
 
Seuls 10% du public non-voyant est formé à la lecture des caractères Braille ; c’est peu  mais dans le respect de la philosophie de la loi son usage s’impose  même si la « cible ne sera pas touchée à 100%.
La signalétique ”tactile” à l’attention des non voyants et mal voyants est une étude spécifique dans le cadre d’un programme global d’accessibilité et de communication ”sensorielle” ou d’autres spécialités telles le design « sonore » devront être appliquées.

 
Le public sourd / muet
 
Celui-ci ne présente pas de difficultés, à priori, à la lecture de la signalétique. Il revient au maître de l’ouvrage la responsabilité d’assurer un service adapté ou des lieux d’accueil spécifiques pratiquant la langue des signes et il incombe à la signalétique de lui indiquer les comptoirs, guichets ou bureaux concernés.
 
Le handicap cognitif ou mental
 
Ici la loi précise que l’emploi d’icônes ou de pictogrammes dit « normalisés » s’impose ; elle ne précise pas en quoi le caractère sémantique du pictogramme peut constituer une aide et pour quel type de handicap mental. Là encore il s’agira pour nous de faire au maximum usage de repères visuels destinés à aider les publics en situation de désorientation en favorisant la mémorisation et l’appropriation des lieux.
 
Une intervention nécessairement globale et pluridisciplinaire
 
Il apparaît clairement de ce qui précède que la mise aux normes de l’accessibilité d’un bâtiment ne saurait se réduire au simple complément d’une signalétique existante…
La mise aux normes d’un établissement existant devra nécessairement être précédé d’un diagnostic établi par un expert (avant le 1er janvier 2011) et sera suivi d’un véritable travail de concertation entre les différents intervenants chargés de sa mise en œuvre.
 
La conception d’un système signalétique adapté aux divers handicaps dans le cadre d’un projet de construction neuve devra être menée par l’architecte ou un designer missionné pour un travail d’étude spécifique en lien avec les usagers et coordonnant les différentes spécialités concernées.
 
A l’issue des travaux, dans tous les cas le maître d’ouvrage devra  obtenir une attestation constatant que son bâtiment respecte les règles d’accessibilité.
 
Une production réservée à des entreprises expérimentées
 
 
Rares sont les entreprises de signalétique disposant à la fois de l’expertise et des technologies nécessaires à la réalisation d’une signalétique dite « tactile » adaptée.
 
 
Les consultants de Modulex sont formés ou en cours de formation pour  fournir à leurs clients un conseil éprouvé. Modulex est équipé d’un logiciel de traduction en caractères Braille selon la classification de Duxbury.
 
La technologie de marquage est du type « photo polymère » et permet au département « Central Texting «  de Modulex la réalisation de tous textes embossés ou Braille à la demande.
 
Enfin des échantillons ont été réalisés et validés par  l’association Valentin Haüy ce qui garantit un résultat conforme aux attentes des personnes touchées par le handicap visuel.
 
 
 
Si vous désirez débattre de ce vaste problème ou connaître l’adresse de spécialistes susceptibles de vous aider à rendre votre bâtiment ou votre projet conforme aux prescriptions de la loi contactez Jean Rouaze
 
Quelques liens utiles :
 
Signalétique « Tactile » www.modulex.fr
Signalétique sonore www.laps-design.com
Braille : www.avh.asso.fr